Pour garder les pieds au sec à la chasse, il faut se protéger à la fois de l'eau extérieure et de l'humidité produite par la transpiration. Une chaussure imperméable ne suffit donc pas toujours : hauteur de tige, membrane respirante, chaussettes, guêtres, entretien et choix entre chaussures et bottes jouent tous un rôle. La bonne solution dépend surtout du terrain, de la quantité de marche et de la profondeur d'eau ou de boue rencontrée.
Pourquoi peut-on avoir les pieds mouillés avec des chaussures imperméables ?
L'humidité ressentie à l'intérieur d'une chaussure peut avoir plusieurs origines. L'eau peut traverser un chaussant devenu moins performant, mais elle peut aussi entrer simplement par le haut de la tige. Une autre cause fréquente est la transpiration : pendant une marche soutenue, le pied produit de la chaleur et de l'humidité, même lorsque aucune eau extérieure ne pénètre dans la chaussure.
Il faut donc distinguer infiltration et condensation. Une chaussure parfaitement imperméable mais peu adaptée au niveau d'activité peut devenir humide à l'intérieur simplement parce que la vapeur d'eau n'est pas évacuée suffisamment rapidement.
Faut-il choisir une chaussure imperméable pour chasser dans l'herbe mouillée ?
Oui. La rosée et les herbes détrempées peuvent mouiller très rapidement une chaussure uniquement déperlante. Pour ces conditions, privilégiez une vraie chaussure de chasse imperméable intégrant une membrane prévue pour empêcher l'eau extérieure de pénétrer.
Des technologies comme Gore-Tex permettent d'associer imperméabilité durable et respirabilité. La vapeur d'eau produite par le pied peut ainsi s'évacuer plus facilement qu'avec une barrière totalement étanche et non respirante.
Une membrane ne dispense toutefois pas de choisir une hauteur de tige adaptée. Si l'eau passe au-dessus de la chaussure, elle pénètre directement à l'intérieur.
Quand faut-il préférer des bottes de chasse ?
Dès que vous devez traverser régulièrement de la boue profonde, des fossés, des zones marécageuses ou des terres très détrempées, les bottes de chasse deviennent souvent plus adaptées.
Leur tige haute augmente considérablement la hauteur de protection. Une botte en caoutchouc est également totalement étanche sur toute la partie en caoutchouc, ce qui facilite les déplacements dans les zones où une chaussure haute finirait par être dépassée par l'eau.
Pour les chasseurs qui marchent beaucoup, choisissez néanmoins une botte spécifiquement conçue pour la marche. Des modèles comme l'Aigle Parcours 2 associent étanchéité, amorti et semelle multidensité afin de mieux supporter les déplacements prolongés.
À quoi servent les guêtres pour garder les pieds secs ?
Les guêtres constituent un complément très efficace à une chaussure imperméable. Elles recouvrent le haut de la chaussure et le bas du pantalon afin de limiter l'entrée d'eau, de boue, de neige et de débris par le haut.
Elles sont particulièrement utiles dans les herbes hautes mouillées. Sans guêtres, l'eau peut imbiber progressivement le bas du pantalon, descendre jusqu'aux chaussettes puis pénétrer dans la chaussure par la tige.
Pour ces conditions, consultez les guêtres de chasse Ducatillon. Elles présentent également l'avantage de protéger le bas du pantalon contre la boue et, selon les modèles, contre les ronces.
Pourquoi les chaussettes sont-elles aussi importantes que les chaussures ?
Une membrane respirante ne peut fonctionner efficacement que si l'humidité produite par le pied peut être transférée jusqu'à elle. Les chaussettes jouent donc un rôle essentiel.
Pour une chasse active, choisissez des chaussettes de chasse capables de gérer la transpiration et adaptées à la température extérieure. Les fibres techniques et certaines compositions contenant de la laine mérinos sont notamment utilisées pour améliorer la gestion de l'humidité.
Évitez surtout de créer un ensemble trop chaud. Une grosse chaussure hivernale associée à des chaussettes très épaisses peut provoquer une transpiration excessive lors d'une longue marche.
Une chaussure Gore-Tex empêche-t-elle de transpirer ?
Non. Une membrane Gore-Tex n'empêche pas le pied de produire de la transpiration. Elle est conçue pour permettre à une partie de cette humidité de s'évacuer sous forme de vapeur tout en bloquant l'eau extérieure.
Son efficacité dépend donc aussi de la température, de l'intensité de l'activité, des chaussettes et de la construction générale de la chaussure.
Pour une chasse estivale exclusivement par temps sec, une chaussure sans membrane peut parfois offrir davantage de ventilation. À l'inverse, en automne et en hiver, une membrane imperméable et respirante apporte une polyvalence particulièrement intéressante.
Comment éviter que l'eau entre par le pantalon ?
Sous une pluie soutenue, l'eau peut descendre le long d'un pantalon et atteindre l'ouverture de la chaussure. La solution consiste à associer chaussures adaptées et protection du bas de jambe.
Des guêtres imperméables ou un pantalon de pluie correctement positionné par-dessus la tige permettent de mieux diriger l'eau vers l'extérieur. Dans les conditions les plus difficiles, des chaussures à guêtre intégrée offrent une protection encore plus haute tout en conservant le maintien d'une chaussure technique.
Faut-il réimperméabiliser ses chaussures de chasse ?
L'entretien de la matière extérieure est important, même lorsqu'une chaussure possède une membrane imperméable. Un cuir ou un textile dont le traitement de surface est dégradé peut absorber davantage d'eau, devenir plus lourd et sécher plus lentement.
Après une sortie boueuse, nettoyez la chaussure puis utilisez uniquement un produit adapté à sa matière et compatible avec les membranes respirantes lorsqu'elle en possède une.
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Comment faire sécher correctement des chaussures mouillées ?
Retirez la semelle intérieure lorsqu'elle est amovible, ouvrez largement la chaussure et laissez-la sécher dans un endroit ventilé. Évitez le contact direct avec un radiateur, un feu ou une source de chaleur très intense qui peut détériorer le cuir, les colles ou certains composants techniques.
Si vous chassez plusieurs jours consécutifs, un sèche-chaussures adapté peut accélérer le séchage tout en préparant le chaussant pour la sortie suivante.
Quelle combinaison choisir selon les conditions ?
Pour une plaine humide ou des herbes chargées de rosée, une chaussure imperméable et respirante associée à des chaussettes techniques constitue généralement la meilleure solution. En forêt très humide ou dans les hautes herbes, ajoutez des guêtres. Pour les marais, fossés et boues profondes, privilégiez une botte haute étanche. Enfin, pour une chasse active, évitez de surdimensionner l'isolation afin de limiter la transpiration.
Pour approfondir votre choix, consultez notre FAQ consacrée aux chaussures de chasse, nos vidéos chaussures et bottes de chasse ainsi que notre guide Comment bien choisir ses chaussures de randonnée ?.
À retenir : pour garder les pieds au sec, il faut empêcher l'eau d'entrer mais aussi permettre à la transpiration de s'évacuer. Adaptez donc le système complet : chaussure ou botte, hauteur de tige, membrane, guêtres, chaussettes et entretien. Une protection parfaitement adaptée au terrain sera toujours plus efficace qu'une seule technologie utilisée isolément.
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